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16.12.2007
Cancer: définition
Il existe de nombre définition du cancer, plus ou moins complexe et complète!
Dérivé du grec karkinos qui signifie crabe ou pinces, le mot latin cancer, désignant crabe ou écrevisse, prend à la fin du XVe siècle en français le sens de tumeur maligne (on trouve aussi cancre ou chancre). Ce rapprochement est justifié, par Galien, par Henri de Mondeville puis par Ambroise Paré (1509-1590), par l’aspect d’une tumeur qui présente une masse centrale d’où rayonnent des veines gonflées ou des ramifications, comme des pattes, par l’adhérence de la tumeur qui s’accroche aux tissus voisins comme avec des pinces ; au début du XIXe siècle, Récamier fera en outre remarquer que le cancer, comme le crabe ou l’écrevisse, reconstitue un fragment de chair arraché. Il faut noter que jusqu'au XVII ème siècle, l'idée prévaut que la maladie est soit une punition, soit l'effet d'un mauvais sort, elle n' pas une origine naturelle et le malade est, en quelque sort, responable, c'est lui qui a attiré la foudre sur sa tête. Ce n'est qu'au XVIIè siècle que lentement commence à réémerger l'idée antique, défendue par Hippocrate vingt-deux siècle auparavant, que la maladie est un trouble de l'organisme, qui a des causes naturelles. Dès lors, la médecine progresse rapidement.
Ces idées de mauvais sort, de punition, de responsabilité sont importantes et nous aident à comprendre la place souvent particulière des personnes atteintes de cancer encore aujourd'hui!
L’adjectif cancéreux est utilisé dès le milieu du XVIIIe siècle, avant de donner anticancéreux, puis employé comme nom (1845). À partir de 1920, cancer est à l’origine de nombreux mots : cancérologie, cancérologue, cancérigène puis cancérogène, cancérophobie... qui deviennent plus courants que carcinologie (1846), carcinogène... pourtant plus satisfaisants parce que construits à partir de deux racines grecques dont la première subsiste dans carcinome.
A noter: il faut parler de personnes atteintes de cancer et plus de cancéreux. Le terme cancéruex, réduit, selon moi, la personne à l'état de malade, devant ainsi une maladie et plus une personne!
Cancer est souvent utilisé comme image (métaphore) pour qualifier un fléau social : le chômage, le racisme, la drogue, la corruption, la pollution, les narcodollars ou le terrorisme. Comme la tumeur maligne, ces maux ont une origine interne à la société qu’ils frappent, donnent une impression de désordre, menacent l’équilibre et l’existence du milieu au sein duquel ils se développent. Cette signification devient paradoxale quand on reconnaît que l’origine de la majorité des cancers se trouve dans l’environnement, c’est-à-dire qu’ils sont provoqués par des facteurs externes. Il semble que le cancer a remplacé la « gangrène » d’autrefois.
Déjà Saint-Simon usait de la métaphore pour dénoncer la passion du jeu comme un « cancer qui ronge les particuliers ». En 1919, Edith Whanton écrit : « L’influence allemande était aussi profondément ancrée au Maroc qu’un cancer : l’extraire demandait la plus délicate des opérations ». François Mauriac demande : « Comment guérir la concupiscence ? Elle n’est jamais limitée à quelques actes : c’est un cancer généralisé ; l’infection est partout ». Pour V. Jankélévitch, « il y a dans nos sentiments une inclination passionnelle qui les rendra obsédants et, pour ainsi dire, cancéreux » tandis qu’« un instinct livré à lui-même prolifère indéfiniment ».
http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_d...
Avec un langage plus médicale le cancer ou plutôt les cancers sont le résultat de la prolifération anarchique de cellules anormales de l'un de nos organes.
Les tumeurs qui en résultent sont sites MALIGNES quand ces cellules peuvent essaimer dans l'organisme. Quand une telle cellule arrive dans un organe a distance, elle peut:
- soit être acceptée et se multiplier en donnant une tumeur "fille", cette tumeur secondaire est appelée METASTASE de la tumeur de départ, dite PRIMITIVE.
- Soit être détruite par le système de défense immunitaire
Pour devenir cancéreuse, une cellule doit subir des transformations successives et chaque division cellulaire peut entraîner la mort de la cellule anormale et l'arrêt du processus cancéreux.
Quand une cellule anormale a réussi à se diviser, elle est l'origine d'un clone tumoral, qui peut encore être éliminé par le système immunitaire.
Si rien n'arrête la prolifération de la cellule cancéreuse, elle va se diviser avec un rythme de doublement.
A savoir: Quand une tumeur est cliniquement décelable, elle existe depuis plusieurs années.
http://www.arcs.asso.fr/content/genquoi.htm
19:55 Publié dans Le cancer et les personnes malades | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cancer, définition



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