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31.12.2007

Handicap: définition

Le terme handicap est récent. Il apparaît dans le vocabulaire médico-social en France dans la seconde moitié du XXe siècle. Cette terminologie apparaît en même temps que la naissance de la réadaptation, nouvelle forme de traitement social de l’infirmité. On constate le développement d’une médecine de réadaptation dont les objectifs se distinguent assez radicalement des objectifs traditionnels de guérison.

Il est important de noter deux grandes transitions qui ont marqué ce dernier siècle dans les pays occidentaux.

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      • La transition épidémiologique, qui avec l’amélioration des systèmes de soins de santés et l’apparition des antibiotiques voit la priorité des soins de santé passer des maladies infectieuses aiguës aux maladies chroniques (non transmissible).
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      • Le transition démographique qui combine une baisse de la mortalité et une augmentation de l’espérance de vie entraînant un vieillissement de la population.
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La santé publique va se donner progressivement pour objectif non plus seulement de lutter pour sauver la vie, mais aussi améliorer le bien-être et la qualité de cette vie.

C’est au début des années 70, que le contexte international laisse entrevoir une préoccupation croissante pour les questions de handicap et que s’amorce un tournant dans la façon de concevoir la mesure de l’état de santé des populations. L’adoption d’un système de classification est la conséquence de la transition épidémiologique et démographique. Ainsi, c’est à la fin du XIXe siècle que née la Classification Internationale des Maladies (CIM). Mais les orientations essentiellement étiologiques s’avèrent insuffisants pour rendre compte de l’état fonctionnel des individus.

L’OMS en charge de la CIM décide, suite aux travaux de Philip Wood, d’élaborer un manuel des conséquences des maladies. La Classification Internationale des Déficiences, Incapacités et Handicaps (CIDIH) est approuvée en 1975 par l’Assemblée Mondiale de la Santé et publié en 1980 par l’OMS. Traduction française en 1988 : Classification Internationale des Handicap (CIH).

Cette classification distingue trois niveaux qui correspondent à trois nomenclatures :

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      • celui des déficiences ou niveau de lésions
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      • celui des incapacités ou niveau fonctionnel
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      • celui du niveau social, du désavantage social.
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Le handicap est défini comme le désavantage social résultant des déficiences et incapacités présentées par une personne.

 Source: Santé et Société : le handicap comme nouvel enjeu de santé Jean-François Ravaux, Isabelle Ville. La santé, Cahier Fraçais n°324 santé et société p21-26

Depuis, la loi n°2005-102 du 11 février 2005Pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées ", le handicap a évolué, avec une nouvelle définition. La notion de " handicap ", si elle suppose toujours une altération anatomique ou fonctionnelle quelle qu'en soit la cause, introduit dorénavant l'aspect psychique. De plus, il est important de noter que la définition s'est également attachée à la participation à la vie sociale des personnes handicapées et au rôle que l'environnement peut jouer dans l'aggravation ou l'atténuation de ces difficultés. Le droit à l'intégration pour toute personne en situation de handicap est de ce fait affirmé. Ainsi le nouvel article L114 du code de l’action sociale et des familles est formulé de la façon suivante : Constitue un handicap " toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant ".

28.12.2007

Définition du mot travail

L’étymologie latine du mot travail est intéressante puisqu’il désigne le tripalium, (trois pieux assemblés) qui est un instrument de contention des animaux et parfois un outil de torture. Cela met en avant le caractère pénible et d’assujettissement du travail concret. Le terme "travail est également à rapprocher du notion plus agricole "labeur". Le verbe "laborare" signifiait à la fois "mettre en valeur, cultiver" et "se donner du mal". Le thème de la souffrance est également présent dans ce sens.

Pour bien définir le travail il faut commencer par dire que c’est une activité productive. Celle-ci concerne à la fois les travaux domestiques et ceux en-dehors. Le terme travail est également utilisé au-delà du champs économique avec des expressions comme « le travail de deuil » pour signifier qu’un effort est réalisé pour se dépasser ou surmonter des situations difficiles dans sa construction personnelle.
Le concept de travail est, dans les sociétés modernes, principalement réservées au travail rémunéré, à moins qu’il ne soit spécifié qu’il s’agit d’une activité de nature différente, par exemple le travail bénévole. Le travail rémunéré c’est un emploi : il correspond à un ensemble de tâches définies dans le cadre d’une certaine organisation du travail, emploi qui peut être salarié ou non, lié ou non à un métier. Lorsqu’il est emploi le travail peut être un poste dont les tâches sont alors plus ou moins définies selon le degré de division technique du travail et le rapport de l’homme à la machine. Il peut également renvoyer à une profession et à un métier qui relève de qualification, de compétences. Un emploi établit alors l’individu dans une qualité et relation sociales. Par exemple, le travail sera qualifié de manuel et de collectif.

27.12.2007

« Refusez les discriminations au travail »

Pour la campagne 2007, c'était le thème des discriminations au travail qui avait été retenu comme conforme au rythme des rapports globaux (2007 : Discrimination - 2008 : Liberté syndicale et négociation collective - 2009 : travail forcé - 2010 : travail des enfants). Une campagne d'affichage et d'information se déroulera au mois de janvier 2008 dans plusieurs grandes villes de province. Cette campagne française contre les discriminations se terminera en mars 2008 par un colloque organisé à Paris, sur les discriminations au travail et leur prise en charge par les acteurs de la vie économique et sociale.

Cette campagne d'affichage et d'information se déroulera en trois phases :

la première dans le métro parisien et dans le RER
la deuxième dans plusieurs grandes villes de province
la troisième dans un colloque à Paris

L'objectif de cette nouvelle campagne est de permettre aux citoyens, de mieux s'informer sur les réalités, les causes et les conséquences des discriminations en France et dans le monde en se rendant sur le site du Bureau de l'OIT en France où ils peuvent trouver des réponses aux questions qu'ils se posent sur les discriminations au travail et les actions engagées par l'OIT. Elle a surtout pour but de créer les conditions d'une prise en charge efficace par les acteurs de la société et de l'entreprise pour combattre les discriminations dans l'entreprise.

Ce choix est d'ailleurs conforté par l'impact important rencontré en France par la publication en mars 2007, du rapport de l'OIT sur « les discriminations à l'embauche en France en raison des origines » et par le rapport global de l'OIT paru en mai 2007 et intitulé « l'égalité au travail : relever les défis »

Il est aussi de mieux faire prendre conscience de l'engagement des 181 Etats Membres de l'OIT à lutter contre les discriminations dans le travail en raison de son âge, son sexe, ses origines, sa religion conformément notamment à la convention n°111 concernant la discrimination en matière d'emploi et de profession adoptée par l'OIT en 1958 et ratifiée par la France en 1981

Cette campagne bénéficie d'un soutien financier du gouvernement français, accordé dans le cadre du 3ème accord de coopération France BIT signé le 5 juin 2006 Le dessin de l'affiche retenue par le BIT à Genève et le Bureau de Paris a été réalisé par la dessinatrice anglaise Gill Burton ; l'affiche a été conçue par une graphiste française Delphine d'Inguimbert . Nos partenaires dans cette campagne sont donc les mêmes que l'an dernier : la RATP, la Ville de Paris, les syndicats de salariés français. La Société Metrobus ainsi que l'imprimerie RIP ont accordé au Bureau de l'OIT en France des tarifs très avantageux.

 Source: http://www.tessolidaire.com/TPL_CODE/TPL_NWL_ART_FICHE/PA...

26.12.2007

Refonte du code du travail : le PS dépose un recours devant le Conseil constitutionnel

Article du monde.fr et AFP (241207).

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale a annoncé, lundi 24 décembre, avoir déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre la loi de refonte du code du travail. Ce texte, adopté le 19 décembre, est vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats.

Il autorise la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007, qui réécrit de fond en comble le code du travail. Selon le gouvernement, il doit permettre de rendre "plus lisible" et "plus facilement utilisable" ce code, qui régit la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés.

LA RÉFORME "NE SE FAIT PAS À DROIT CONSTANT"

Le Parti socialiste, qui avait annoncé avant le vote du texte qu'il déposerait un recours, dénonce notamment le fait que la réforme "ne se fait pas à droit constant", comme le gouvernement s'y était pourtant engagé, et porte atteinte, selon les socialistes, aux droits des salariés.

La saisine relève notamment "le déclassement de normes législatives en normes réglementaires", "l'introduction dans le code des éléments de jurisprudence", "la transformation de la portée des règles législatives", et accuse "le gouvernement d'avoir manifestement procédé à l'abrogation de nombreuses dispositions" du code du travail. Les députés PS estiment également que le texte ne respecte pas "l'exigence constitutionnelle de lisibilité et d'accessibilité de la loi", notamment en favorisant "l'éclatement du code du travail". Ils soulignent ainsi que l'ordonnance "transfère de nombreuses dispositions de l'ancien code du travail vers d'autres codes législatifs".

Plusieurs syndicats avaient déjà critiqué la recodification, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat des inspecteurs du travail Snutef, affilié à la FSU.

Source: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-99286...

24.12.2007

JOYEUX NOEL

20.12.2007

Refonte du code du travail adoptée

Dépêche AFP.
Le Sénat a entériné en deuxième lecture mercredi le projet de loi de refonte du code du travail, dans sa rédaction issue de l'Assemblée nationale, donnant ainsi l'aval définitif du Parlement à ce texte vivement contesté par la gauche et bon nombre de syndicats.

UMP et UDF ont apporté leur soutien au projet de loi, qui a recueilli 201 voix contre 126, celles du PS et du PCF

Il s'agit d'un projet de loi autorisant la ratification de l'ordonnance du 12 mars 2007 relative au code du travail, qui consiste en sa réécriture de fond en comble afin de rendre "plus lisible" et "plus facilement utilisable", selon le gouvernement, un texte régissant la vie professionnelle de près de 18 millions de salariés.

La gauche estime au contraire que cette recodification n'a pas été faite "à droit constant" par rapport à l'ancien code, comme s'y était engagé le gouvernement, et porte ainsi atteinte aux droits des salariés.

Elle conteste en outre la disparition d'un certain nombre de dispositions de la partie législative du code, renvoyées à des décrets ultérieurs, ce qui, proteste-t-elle, rendra plus facile leur modification par le gouvernement.

Plusieurs syndicats, dont la CGT, le Syndicat de la magistrature, la CFTC, le syndicat d'inspecteurs du travail, le Snutef (FSU), ont également critiqué cette recodification et inspiré en première lecture nombre d'amendements de l'opposition.

Le PS a d'ores et déjà annoncé qu'il déposerait un recours devant le Conseil constitutionnel. "Nous sommes sereins sur les recours engagés", a répliqué la secrétaire d'Etat à la Solidarité, Valérie Létard, qui a défendu le texte au Sénat.

18.12.2007

Guide du représentant des personnes handicapées édition 2008


 

Trois ans après l'adoption de la loi du 11 février 2005, sa mise en place est loin d'être terminée. L'information des personnes handicapées, de leurs familles et de leurs représentants doit être la plus précise et claire possible. Fort du succès de la première édition, la FNATH (association des accidentés de la vie) a décidé d'actualiser le "Guide du représentant des personnes handicapées".

L’objectif de ce guide est d'apporter des réponses notamment aux questions suivantes : quelles sont les missions des différentes instances ? Que recouvre exactement la prestation de compensation du handicap ? Quelles sont les conditions pour bénéficier du nouveau complément de ressources ou de la carte de stationnement ? La loi va-t-elle favoriser l’emploi des personnes handicapées, y compris dans les fonctions publiques ?

Ce n’est pas un manuel juridique, mais un guide à la disposition de tous. Il vous donne les clés nécessaires pour vous permettre de représenter les personnes handicapées ou plus simplement pour en savoir plus sur vos droits.

Il prend en compte l'ensemble des textes parus au 19 novembre 2007 et sera régulièrement mis à jour sur le site Internet de la FNATH.

http://www.fnath.org/guide_representant_ph/guide_2008/ind...

17.12.2007

ENQUETE SUR LA SITUATION FINANCIERE DES JEUNES ADULTES ATTEINTS DE CANCER

bbaa73331e6197f5e2577bb250d9cf53.jpgAprès l’enquête sur la qualité de vie et le cancer, réalisée  en 2004, JSC a souhaité aller plus loin.

Aujourd’hui l’accent est mis  sur les difficultés financières rencontrées par les jeunes adultes atteints de cancer. Il est primordial de réfléchir à cette problématique pour qu’ils puissent conserver leur indépendance et leur autonomie durant leur traitement.

Des solutions restent à construire. Cette enquête doit pouvoir nous permettre de faire un état des lieux des difficultés pour qu’ensemble nous trouvions des réponses adaptées.

 Alors, si vous avez entre 18 et 35 ans ; que vous êtes en cours de traitement ou en rémission, il est important que vous preniez le temps (10mins environ) de remplir le questionnaire.

Il est entièrement anonyme !

N’hésitez pas à parler de cette enquête autour de vous…

Les résultats de l'enquête seront disponibles conrant du premier semestre 2008.

Merci de votre participation

 

Pour accéder à cette enquête c'est ici! image001.gif

Il se peut que vous ayez besoin d'installer java sur votre ordinateur pour pouvoir accéder à l'enquête.

Vous pouvez télécharger java gratuitement en cliquant ici  

Pour plus d’info appeler JSC : 01.53.55.24.72

 

 

 

Repenser l’insertion dans l’emploi

Politique - Article paru le 14 décembre 2007 dans le journal l'humanité

Précarité . Le collectif Alerte, qui regroupe syndicats et associations, s’adresse au premier ministre.

Le collectif Alerte, réunissant des associations liées à l’exclusion dont l’Uniopss qui l’anime, quatre syndicats (CFDT, CGT, CFTC, UNSA) et les trois organisations patronales ont remis hier au premier ministre un document de propositions pour améliorer l’insertion dans l’emploi des salariés précaires. Fruit d’un an de travail, ce texte qui émet des recommandations pour un accès à l’emploi « permettant de vivre dignement » est une première. Les débats, souvent animés tant les positions de départ divergent, aboutissent à un texte de huit pages dressant un état des lieux et des « engagements communs ». Son principal atout consiste à alerter sur la trop grande indifférence que génèrent les situations d’exclusion. « Ces questions viennent souvent au second plan de la société », regrettent les auteurs. Ils demandent donc que « l’objectif du recul de la pauvreté soit intégré dans les négociations sociales » avant de développer une série de propositions. Parmi elles, l’amélioration de la formation initiale et l’accès à la formation professionnelle tout au long de la vie dans le but « d’améliorer l’employabilité des personnes », notamment dans « les métiers en tensions ». Le collectif demande aussi à l’État de ne pas « réduire les contrats aidés », ces derniers étant « nécessaires aux personnes les plus éloignées de l’emploi ». Le Grenelle de l’insertion, lancé fin novembre par le gouvernement, prévoit une évaluation des expériences de contrat unique d’insertion. La notion d’accompagnement dans le parcours professionnel de la personne en situation de précarité est jugée importante, alors qu’il « est souvent peu reconnu et donc insuffisamment financé », constate le document.

P. M.

16.12.2007

Cancer: définition

Il existe de nombre définition du cancer, plus ou moins complexe et complète!

Dérivé du grec karkinos qui signifie crabe ou pinces, le mot latin cancer, désignant crabe ou écrevisse, prend à la fin du XVe siècle en français le sens de tumeur maligne (on trouve aussi cancre ou chancre). Ce rapprochement est justifié, par Galien, par Henri de Mondeville puis par Ambroise Paré (1509-1590), par l’aspect d’une tumeur qui présente une masse centrale d’où rayonnent des veines gonflées ou des ramifications, comme des pattes, par l’adhérence de la tumeur qui s’accroche aux tissus voisins comme avec des pinces ; au début du XIXe siècle, Récamier fera en outre remarquer que le cancer, comme le crabe ou l’écrevisse, reconstitue un fragment de chair arraché. Il faut noter que jusqu'au XVII ème siècle, l'idée prévaut que la maladie est soit une punition, soit l'effet d'un mauvais sort, elle n' pas une origine naturelle et le malade est, en quelque sort, responable, c'est lui qui a attiré la foudre sur sa tête. Ce n'est qu'au XVIIè siècle que lentement commence à réémerger l'idée antique, défendue par Hippocrate vingt-deux siècle auparavant, que la maladie est un trouble de l'organisme, qui a des causes naturelles. Dès lors, la médecine progresse rapidement.  

 

Ces idées de mauvais sort, de punition, de responsabilité sont importantes et nous aident à comprendre la place souvent particulière des personnes atteintes de cancer encore aujourd'hui!

 

L’adjectif cancéreux est utilisé dès le milieu du XVIIIe siècle, avant de donner anticancéreux, puis employé comme nom (1845). À partir de 1920, cancer est à l’origine de nombreux mots : cancérologie, cancérologue, cancérigène puis cancérogène, cancérophobie... qui deviennent plus courants que carcinologie (1846), carcinogène... pourtant plus satisfaisants parce que construits à partir de deux racines grecques dont la première subsiste dans carcinome.

 

A noter: il faut parler de personnes atteintes de cancer et plus de cancéreux. Le terme cancéruex, réduit, selon moi, la personne à l'état de malade, devant ainsi une maladie et plus une personne!


Cancer est souvent utilisé comme image (métaphore) pour qualifier un fléau social : le chômage, le racisme, la drogue, la corruption, la pollution, les narcodollars ou le terrorisme. Comme la tumeur maligne, ces maux ont une origine interne à la société qu’ils frappent, donnent une impression de désordre, menacent l’équilibre et l’existence du milieu au sein duquel ils se développent. Cette signification devient paradoxale quand on reconnaît que l’origine de la majorité des cancers se trouve dans l’environnement, c’est-à-dire qu’ils sont provoqués par des facteurs externes. Il semble que le cancer a remplacé la « gangrène » d’autrefois.
Déjà Saint-Simon usait de la métaphore pour dénoncer la passion du jeu comme un « cancer qui ronge les particuliers ». En 1919, Edith Whanton écrit : « L’influence allemande était aussi profondément ancrée au Maroc qu’un cancer : l’extraire demandait la plus délicate des opérations ». François Mauriac demande : « Comment guérir la concupiscence ? Elle n’est jamais limitée à quelques actes : c’est un cancer généralisé ; l’infection est partout ». Pour V. Jankélévitch, « il y a dans nos sentiments une inclination passionnelle qui les rendra obsédants et, pour ainsi dire, cancéreux » tandis qu’« un instinct livré à lui-même prolifère indéfiniment ».

http://www.fnclcc.fr/fr/patients/dico/definition.php?id_d...

Avec un langage plus médicale le cancer ou plutôt les cancers sont le résultat de la prolifération anarchique de cellules anormales de l'un de nos organes.

Les tumeurs qui en résultent sont sites MALIGNES quand ces cellules peuvent essaimer dans l'organisme. Quand une telle cellule arrive dans un organe a distance, elle peut:

- soit être acceptée et se multiplier en donnant une tumeur "fille", cette tumeur secondaire est appelée METASTASE de la tumeur de départ, dite PRIMITIVE.

- Soit être détruite par le système de défense immunitaire

Pour devenir cancéreuse, une cellule doit subir des transformations successives et chaque division cellulaire peut entraîner la mort de la cellule anormale et l'arrêt du processus cancéreux.

Quand une cellule anormale a réussi à se diviser, elle est l'origine d'un clone tumoral, qui peut encore être éliminé par le système immunitaire.

Si rien n'arrête la prolifération de la cellule cancéreuse, elle va se diviser avec un rythme de doublement.

A savoir: Quand une tumeur est cliniquement décelable, elle existe depuis plusieurs années.

http://www.arcs.asso.fr/content/genquoi.htm

 

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