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17.03.2008

Technicien d'insertion

Initiateur(s) : Association Française des Myopathes

Public visé : Personnes atteintes de maladies neuromusculaires

Démarche :

Définition et fonctionnement :

Le technicien d’insertion est une personne qui accompagne les familles afin de trouver toutes les solutions aux questions multiples posées par des handicaps lourds provoqués par nos maladies. Cela passe par l’accès à une consultation d’expertise en matière sanitaire, l’aide aux familles dans ses démarches en faveur de l’intégration scolaire de leur enfant, l’aménagement du logement, etc.

Le technicien d’insertion est l’interface entre le malade, sa famille et son environnement : le monde de la recherche, les acteurs du secteur sanitaire (médicaux, paramédicaux), les dispositifs d’action sociales et les acteurs du secteur social (bailleurs, transporteurs, distributeurs d’aide technique, …), l’éducation nationale et les réseaux d’insertion professionnelle, …

Il travaille au sein d’une équipe, le service régional d’aide et d’information (SRAI). En 1988, 6 premiers services régionaux sont crées. Ils étaient 14 dès 1989. Aujourd’hui, AFM compte 25 service régionaux et 100 techniciens d’insertion en métropole et à la Réunion.

Profil/compétences :

Ce professionnel intervient à la charnière du sanitaire et du social, issu de formations initiales diverses paramédicales ou sociales (ergothérapeute, psychomotricien, infirmière, assistante sociale, …) il est un véritable « généraliste » des maladies neuromusculaires.

Objectifs principaux :

-       redonner au malade la maîtrise de sa vie en lui apportant aide et information

-       contribuer à la formation et au développement du réseau médico-social

Histoire et développement :

Entre 1994 et 1996, le cabinet Altao réalise une évaluation économique des SRAI et pose les premières pierres de la formalisation du métier de TI et évalue la qualité des SRAI.

Entre 2002 et 2003, l’AFM a mis en place, avec le soutien d’un prestataire extérieur, des expérimentations pour valider la pertinence de ce nouveau métier pour d’autres maladies évolutives et invalidantes et les conditions de faisabilité et de diffusion de ce métier.

Deux techniciens d’insertion ont ainsi intégré une association départementale au service des personnes trisomiques (GEIST 21, Bordeaux) et une équipe spécialisée pour une vie autonome à domicile (ESVAD APF, Lille). Trois autres ont exercé leur fonction, d’une part, aux côtés d’une consultation multidisciplinaire d’un service de médecine de réadaptation pour personnes atteintes de maladies neurologiques évolutives (CHU de Tours) et, d’autre part, auprès d’institutions au service des personnes en situation de handicap complexe (site pour la vie autonome, COTOREP, CDES, Handiscol - Nancy). Ces expérimentations  ont mis en évidence les points communs et les spécificités du technicien d’insertion par rapport à d’autres intervenants sociaux ou paramédicaux. Elles ont confirmé par ailleurs que sa transposition pouvait servir l’intérêt général, en s’inscrivant aisément dans l’évolution des politiques publiques actuelles.

Depuis cette période et compte tenu de l’intérêt démontré de ce nouveau  métier, l’AFM a engagé un travail de reconnaissance de celui-ci par les pouvoirs publics, afin qu’il puisse être étendu à d’autres situations de handicap ou de maladie longue durée.

En 2005, l’AFM s’est engagée, en collaboration avec l’université de Paris VIII, dans l’élaboration du référentiel métier et du référentiel de compétences du technicien d’insertion.

La réflexion a été prolongée pour promouvoir une formation qualifiante qui puisse être un des leviers de la reconnaissance du métier de technicien d’insertion. Elle a été menée en partenariat avec l’université Paris VIII et les Espaces Rencontres et Information (pathologies cancéreuses).

Elle a abouti à l’élaboration d’une formation spécifique aux métiers de l’information, de la médiation et de l’accompagnement en santé et vie sociale. Il s’agit d’un Master niveau 1, proposé par l’université Paris VIII (sciences sociales) et l’université Paris XI (faculté de médecine). Une première promotion de 25 étudiants d’horizons différents démarre en octobre 2006.

En 2006 également, l’Association a organisé en janvier, en partenariat avec l’Alliance Maladies Rares, un débat public sur l’accompagnement des personnes atteintes de maladies rares, évolutives et physiquement invalidantes. Les recommandations qui en sont issues ont été élaborées par un groupe de travail composé de personnes concernées par des maladies rares aux caractéristiques variées. Elles portent notamment sur l’amélioration des pratiques et attitudes professionnelles ainsi que sur l’évolution des dispositifs actuels et font notamment apparaitre tout l’intérêt de professionnels comme les techniciens d’insertion.

Quelques Chiffres :

De 1988 à 2005, ce sont au total plus de 12000 familles qui ont été suivies à un moment donné par un technicien d’insertion.

En 2005, 4764 malades neuromusculaires ont été suivis par 100 techniciens d’insertion dans 25 services régionaux. Cela représente 13 153 demandes formulées par les malades et 7 676 visites à domicile réalisées. Outre l’activité directement liée aux malades, les services régionaux ont effectué 2779 rencontres avec les différents réseaux.

 Source d’information :

http://www.afm-20ansdactions.org/

http://www.senat.fr/rap/r01-369/r01-36995.html

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