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31.03.2008

Enquête sante et handicap

L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va effectuer une enquête nationale sur la santé et le handicap. Un membre officiellement accrédité par l'Insee sollicitera des Bonnevillois à l'occasion de cette enquête qui se déroulera du 31 mars au 19 juillet.

L'objectif est de mieux connaître les difficultés rencontrées par les personnes malades ou à mobilité réduite dans leur vie quotidienne.
Les données ainsi collectées permettent de mieux cibler les politiques publiques.
Dans ce cadre, une autre enquête liée aux personnes apportant un soutien auprès des personnes en situation de handicap sera également menée au niveau national.

la reconnaissance au travail

« A l’heure où le contexte de travail est à la productivité et à la compétitivité, les salariés ont le sentiment de devoir s’engager davantage et de faire plus d’efforts. Cet engagement appelle de leur besoin d’être reconnu. Mais comment aider les entreprises à leur donner cette reconnaissance autrement que par des compensations financières ? »
Ce numéro présente un cas d’entreprise : l’ADAPT, association pour l’insertion sociale et professionnelle des handicapés, qui a compris en voulant élaborer un projet social pour son établissement que la question du manque de reconnaissance de ses salariés était l’un des principaux problèmes.
La revue signale que d’autres cas d’entreprises traitant de la reconnaissance au travail figurent aussi sur www.anact.fr  ainsi que : « La reconnaissance au cœur des démarches compétences » Collection Etudes et Documents, qui peut se télécharger gratuitement.
Deux encadrés rappelle « les acteurs clés de la reconnaissance » (hiérarchie de proximité, collègues, clients) et comment agir sur la reconnaissance en favorisant les situations de travail qui mobilisent des compétences (responsabiliser, construire du sens, permettre l’innovation).
Quant aux outils pour l’action : une grille de questionnement (se décomposant en 10 grands types d’interrogation) peut répondre à des interrogations de trois ordres…
L’ARACT pouvant être contacté pour l’aide à la mise en œuvre de ces outils dans l’entreprise.

JOUVENOT C., BAUJARD C., DURIEUX D.
Identifier les besoins de reconnaissance pour mieux y répondre
IMPACT, ARACT Nord-Pas-de-Calais, janvier 2008, n°30, 4 p.
(Réf. Istnf : 04.03.00)

Source: ISTNF

28.03.2008

L'enquête sur les conditions de vie 2 ans après un cancer

Voici les premiers résultats de l'enquête relative à la vie deux ans après le diagostic de cancer et présentée hier par la DREES, l'INSERM, l'INCA et la Ligue Nationale Contre le Cancer lors de leur colloque organisé hier au ministère de la Santé
Si 94% des personnes atteintes du cancer se disent globalement satisfaites dans leur rapport avec le système de soins, on constate des disparités sont constatées notamment en fonction de l'âge et du niveau social des patients, note l'enquête .
Ainsi, "plus les patients sont jeunes, moins ils sont satisfaits". De même, sur leur qualité de vie, ils sont 11%, au moment du diagnostic, à avoir eu recours à une assistance psychologique, alors que 18% d'entre eux "auraient souhaité en bénéficier et n'en ont pas eu", précise cette enquête.
Côté social, les plus jeunes et les défavorisés sont les plus exposés à des attitudes de rejet ou de discrimination. De plus, le retour à l'activité professionnelle des patients d'âge actif varie aussi en fonction du sexe. Les hommes reprennent ainsi plus rapidement leur activité (58% dans les six premiers mois) alors que les femmes retrouvent leur poste de travail progressivement tout au long des dix-huit mois suivant le diagnostic. Des insuffisances sont par ailleurs constatées, notamment au niveau du suivi post-thérapeutique, qui reste "mal connu", ainsi que l'implication des patients dans la stratégie de traitement.
Présente lors du colloque, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, prône une politique de prise en charge ciblée, sensible aux "inégalités de situation" des patients atteints du cancer. De plus, "le regard porté sur le cancer doit changer", insiste la ministre avant de préciser que dans les prochaines "campagnes d'information [seront inclus] [...] des messages de tolérance invitant à comprendre plutôt qu'à juger" les personnes malades.
Par ailleurs, les organisateurs du colloque ont prévu la publication d'un ouvrage regroupant les résultats de l'enquête et les trentaines de contributions présentées lors de cette journée.

L'ensemble des textes sortiront en mai au édition de la documentation française.

26.03.2008

Insertion des travailleurs handicapés, une priorité?

Source: Nouvel Obs

Nicolas Sarkozy a déclaré mardi vouloir faire de la question de l'insertion des travailleurs handicapés "une priorité de (son) quinquennat". "La solidarité de la nation doit d'abord aller à ceux que la vie a brisés au sens propre comme au sens figuré", a lancé le président lors d'un déplacement à Tarbes (Hautes-Pyrénées), soulignant les "17% de chômage chez les travailleurs ayant un handicap" contre "8% au niveau français".

Tout en dénonçant "les entreprises qui préfèrent payer des amendes" plutôt que d'embaucher des personnes handicapées, le chef de l'Etat a annoncé à l'occasion d'une table-ronde le lancement d'un "pacte national pour l'emploi des personnes handicapées" ainsi que la revalorisation de l'allocation aux adultes handicapés (AAH).

Ces annonces interviennent alors qu'une centaine d'associations de handicapés et de victimes de maladies invalidantes, regroupées au sein d'un collectif intitulé "Ni Pauvres, Ni Soumis", appellent à une manifestation nationale à Paris samedi prochain, de la place de la République aux abords de l'Elysée, pour "un revenu d'existence".

Lancé le 10 juin lors de la conférence nationale du handicap, le pacte pour l'emploi des personnes handicapées aura pour premier objectif "un dispositif plus performant d'accompagnement vers l'emploi" de ces personnes. "La deuxième chose, on va mettre le paquet sur le niveau de qualification des personnes handicapées", a ajouté M. Sarkozy en évoquant par ailleurs la création de "passerelles entre le milieu de travail adapté et le milieu de travail ordinaire".

Concernant l'AAH, le chef de l'Etat a annoncé qu'au 1er septembre, elle sera "revalorisée afin d'atteindre une hausse de 5% sur l'année 2008". Cette revalorisation s'accompagnera d'une "réforme" des conditions de perception de l'AAH qui, selon M. Sarkozy, "peuvent dans certains cas désinciter à l'emploi".

Le président de la République a rappelé "une règle avec obligation de résultats pour les administrations". "Chaque administration qui n'emploie pas 6% de personnes handicapées verra sa masse salariale gelée. C'est brutal mais au moins c'est simple", a-t-il dit en référence à l'objectif fixé par la loi du 10 juillet 1987, amendée en février 2007, qui impose aux employeurs publics d'accueillir au moins 6% de travailleurs handicapés. Pour lui, "ce n'est pas admissible que vingt ans après l'adoption de la loi, les administrations qui sont en charge de faire appliquer la loi ne se l'appliquent à elles-mêmes".

Tout en déclarant que l'insertion professionnelle des handicapés n'est "pas une forme de charité" mais "un marché gagnant-gagnant", Nicolas Sarkozy a également annoncé que "la prestation de compensation du handicap qui bénéficie aujourd'hui à 20.000 personnes handicapées sera étendue aux enfants".

"Dès le mois d'avril, 6.000 enfants lourdement handicapés verront leur compensation améliorée", a annoncé Nicolas Sarkozy en ajoutant qu'"il n'est pas admissible que des enfants ayant un handicap ne puisse pas trouver une place à l'école".

Dans la matinée, à l'occasion d'une visite sur le site d'Alstom Transport de Tarbes, Nicolas Sarkozy avait pris pour exemple le groupe ferroviaire qui, localement, comme l'exige la loi, compte 6% de postes occupés par les personnes handicapées, soit 63 personnes sur 814 salariés. "Je voudrais que toutes les entreprises de France fassent les mêmes efforts qu'ici". AP

25.03.2008

Aide à la reprise du travail après un cancer

Le CHU-Hôpitaux de Rouen propose à toute personne atteinte d’une pathologie cancéreuse, une cellule de consultation médico-sociale et psychologique afin de faciliter le retour au travail.

Cette consultation est assurée par le docteur Véronique Berna, Mesdames Anne-Marie Colard, assistante sociale, et Géraldine De Blasi, psychologue, dans le service de Médecine du Travail et Pathologies Professionnelles dirigé par le professeur Jean-François Caillard.

Personnes concernées par la consultation: La consultation s’adresse à toute personne qui est ou a été hospitalisée, suivie et traitée pour une pathologie cancéreuse et qui souhaite préparer son retour au travail.
Et ce, quels que soient le stade et l'évolution de la maladie, que son origine soit professionnelle ou non.

Organisation de la consultation:

Le médecin du travail

  • Grâce à un bilan complet, le médecin du travail de l’hôpital évalue les répercussions physiques et psychiques de votre pathologie.
  • En relation avec le médecin du travail de l’entreprise, il peut faire adapter le poste de travail si nécessaire.

L’assistante sociale

  • Grâce à l’évaluation de votre situation sociale, elle vous informe et vous guide dans vos démarches (constitution de dossier, évaluation de votre situation financière…).
  • Elle sert de relais entre les différents partenaires qui agissent en faveur du maintien dans l’emploi (COTOREP, associations…).

La psychologue

  • En cas de difficultés concernant votre situation professionnelle (perte de motivation, peur du regard des autres, perte de confiance en soi…), une psychologue vous propose un soutien psychologique et peut vous conseiller.

En savoir plus: Télécharger la brochure

Coordonnées

CHU-Hôpitaux de Rouen
Service de Médecine du travail et Pathologies professionnelles
Pavillon Aubette - RDC
1, rue de Germont
76031 Rouen cedex

Tél:  02 32 88 82 69
Fax: 02 32 88 81 84

Horaires de consultation : le mardi matin de 9h à 12h

Horaires du secrétariat : tous les jours de la semaine de 10h à 12h et de 14h à 17h30

23.03.2008

Rapport sur l'avenir de la Médecine du travail

La France s'est dotée de longue date d'une organisation spécifique de la santé au travail à vocation universelle, fondée sur la prévention et reposant essentiellement sur un corps de médecins spécialistes dédiés à cette tâche. Le CES observe que ce système apparaît, malgré de nombreux atouts, peu efficace au regard de ses objectifs de préservation de la santé des travailleurs. Il estime urgent de mener une réforme favorisant la prévention et la qualité des parcours professionnels et préconise de faire évoluer véritablement la médecine du travail vers un service de santé au travail, fondé notamment sur la pluridisciplinarité des approches et des compétences.

le rapport: http://lesrapports.ladocumentationfrancaise.fr/BRP/084000...

22.03.2008

SOR Patients

"Standards, Options : Recommandations" pour le Savoir des Patients, est mené depuis 1998 par la Fédération Nationale des Centres de Lutte Contre le Cancer et les vingt Centres régionaux de Lutte Contre le Cancer, en collaboration avec la Ligue Nationale Contre le Cancer, l'Institut National du Cancer, la Fédération Hospitalière de France, la Fédération Nationale de Cancérologie des centres Hospitaliers Régionaux et Universitaires et la Fédération française de Cancérologie des Centres Hospitaliers Généraux, l'Union Nationale Hospitalière Privée en Cancérologie et la participation de sociétés savantes.
Ce programme élabore des guides d'information sur différents cancers destinés aux personnes malades et à leurs proches. Les informations médicales contenues dans ces guides sont issues de documents scientifiques élaborés par des experts spécialistes du Cancer : Les Standards, Options : Recommandations (abrégés en SOR).
Différentes catégories sont accessibles:
- Cancer de l'adulte
- Cancer de l'enfant
- Vivre avec un cancer
- Méthodologie (avec un lexique)
- ...

21.03.2008

Ni pauvres Ni soumis

Réuni en séance exceptionnelle le 17 novembre dernier, le conseil d’administration de l’APF, après consultation de son réseau, a décidé de lancer un mouvement massif, permanent et capable de marquer profondément l’opinion publique afin d’obtenir un revenu d’existence décent pour les personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante, quels que soient l’âge et le régime dont elles dépendent.

Un tel mouvement citoyen ne peut se concevoir que dans un cadre inter associatif. C’est pourquoi, l'APF a invité tant sur le national que local l’ensemble des associations de personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante et les associations du secteur social à se joindre au mouvement:  "Ni pauvre, Ni soumis" (voir liste sur le site)

208288607.jpgCe mouvement a pour ambition que la question des revenus, préoccupation majeure des personnes en situation de handicap ou de maladie invalidante, soit au centre de la politique du handicap. Aussi, ce mouvement doit peser sur les discussions qui vont s’ouvrir dans les prochaines semaines dans le cadre du comité de suivi de la politique du handicap mis en place par Valérie Létard, le « Grenelle de l’insertion » organisé par Martin Hirsch et surtout la Conférence du handicap prévue en avril – mai 2008.

Le prochain rendez-vous sera le samedi 29 mars 2008 pour une marche citoyenne et apolitique vers l’Elysée au départ de l’Esplanade des Invalides (sous réserve d’autorisation préfectorale).

Plus d'information:
http://www.nipauvrenisoumis.org/

20.03.2008

Enquête 2 ans après le cancer

Pour la première fois en France, une enquête permet de connaître, de façon représentative, la situation des personnes touchées par le cancer après la phase initiale de leur maladie.

Cette situation, vécue chaque année par plus de deux cent mille nouvelles personnes, est abordée dans l’ouvrage sous l’angle :

- de la perception de la maladie par les personnes touchées et des relations avec les professionnels de santé (verbalisation du diagnostic, perception de la guérison, annonce de la maladie, suivi médical,recherche d’information, participation au choix du traitement, satisfaction) ;

-
des conséquences sur la vie sociale (activité professionnelle, ressources, discrimination) et sur la vie privée (relation de couple, vie sexuelle, parentalité, aide des proches) ;

- de la
qualité de vie deux ans après le début de la maladie, des difficultés psychologiques rencontrées et des soutiens professionnels obtenus.

Ces différents aspects ont fait l’objet d’analyses réalisées par des chercheurs en sciences sociales, médecins, épidémiologistes, économistes, sociologues, psychologues, sous la direction de la DREES (Ministère de la Santé, de la jeunesse et des sports) assistée de l’UMR912 « Sciences Economiques et Sociales, Systèmes de santé, Sociétés (SE4S) » dirigée par le professeur Jean-Paul Moatti - INSERM, IRD, Université de la Méditerranée.

Cette enquête, réalisée en 2004, apporte un éclairage utile sur la situation au début du plan cancer et vient compléter par des éléments chiffrés la description des situations vécues par les malades.

L'INCa et La Ligue nationale contre le cancer apportent leur soutien à la diffusion de l'ensemble de ces résultats à l'occasion de ce colloque.

Le colloque a lieu le Jeudi 27 Mars à Paris

Artcile du Monde - Semaine nationale du Cancer

Le temps n'est plus où l'on ignorait tout ou presque, en France, des chiffres du cancer. Alors que va être organisée la deuxième semaine nationale sur le cancer colorectal et que l'Institut Curie de Paris donne le coup d'envoi, aujourd'hui, de son opération caritative "Une jonquille pour la vie", l'Institut national de veille sanitaire (INVS) vient de publier les dernières statistiques dans ce domaine. Si le nombre de cas de cancers a considérablement augmenté en 25 ans, en France, il en va de même de l'espérance de vie des personnes concernées.

En 2005, le nombre de nouveaux cas de cancer, selon l'INVS, a été estimé à près de 320 000 dont 180 000 chez les hommes et 140 000 chez les femmes. Les trois localisations les plus fréquentes chez l'homme sont la prostate (62 000), le poumon (24 000) et le côlon (20 000). Chez la femme, il s'agit respectivement du sein (50 000), du côlon (17 000) et du poumon (7 000). Or, en 1980, le nombre total des cancers s'élevait à 170 000. En d'autres termes ce nombre a presque doublé chez l'homme (augmentation de 93 %) et a progressé de 84 % chez la femme.

Comment comprendre? Pour les spécialistes de l'INVS, il faut prendre en compte les importantes modifications démographiques. Ils estiment, schématiquement, qu'en un quart de siècle, 25 % de l'augmentation du nombre de cas est la conséquence directe de l'augmentation de la population et pour 20 % celle de son vieillissement, le risque de cancer augmentant avec l'âge. Ainsi, on est plus exposé au risque d'être atteint d'un cancer, aujourd'hui qu'en 1980, mais cette augmentation du risque doit être replacée dans un contexte plus général. Elle correspond approximativement à la moitié des cas diagnostiqués.

S'intéresser à l'épidémiologie des cancers, c'est aussi analyser les chiffres de la mortalité qui leur sont associés. En 2005, le nombre de décès par cancer a été estimé à 146 000, soit une augmentation de 13% depuis 1980. "Cette augmentation du nombre de décès par cancer n'est liée qu'aux changements démographiques, explique-t-on auprès de l'INVS. En réalité, le risque de mortalité par cancer a, en fait, diminué entre ces deux années. Cette diminution du taux de mortalité est en moyenne de - 1,1 % par an chez l'homme et -0,9 % chez la femme. Elle est encore plus marquée ces 5 dernières années avec respectivement - 2,5 % et - 1,2 %." Pour Guy Launois, responsable du réseau des registres français du cancer, c'est la première fois qu'on observe une telle diminution de la mortalité.

Ce phénomène, quelque peu paradoxal (augmentation de l'incidence et baisse de la mortalité), a une explication. On observe depuis plusieurs années une baisse du nombre des cancers les plus agressifs (de l'oesophage, de l'estomac et des voies aérodigestives supérieures) et une augmentation des cancers qui peuvent plus aisément être traités. C'est ainsi que la moitié des cas supplémentaires chez la femme concerne le cancer du sein, cette proportion étant de 70 %, chez l'homme, pour le cancer de la prostate. Force est aussi de constater que ces deux lésions cancéreuses ont fait l'objet d'un dépistage croissant . Conséquence, leur nombre augmente mais on en guérit plus fréquemment.

Selon une récente étude réalisée par la Caisse nationale d'assurance maladie, alors qu'il ne cessait d'augmenter dans des proportions inquiétantes depuis une trentaine d'années, le nombre de cas de cancer du sein est en diminution depuis 2005. Pour l'heure, la seule explication rationnelle semble résider dans la désaffection massive des femmes vis-à-vis des traitements hormonaux substitutifs de la ménopause. "Les Français fument moins, boivent moins : la prévention, ça marche", assure le professeur Dominique Maraninchi, président de l'Institut national du cancer.

Pour autant une question reste entière : à quoi attribuer, au delà de l'efficacité des campagnes de dépistage et des évolutions démographiques, l'augmentation relative du nombre des cancers en un quart de siècle? Les spécialistes estiment que les modifications de l'environnement (ainsi que de l'alimentation) constituent une hypothèse qui peut être retenue. C'est notamment le cas de l'exposition à l'amiante. Mais d'une manière générale, les liens de causalité sont encore loin d'être scientifiquement établis. Des efforts constants de recherche permettront peut-être de conclure et de prendre les mesures sanitaires qui, alors, s'imposeront.

Jean-Yves Nau
Source: http://www.lemonde.fr/societe/article/2008/03/20/cancer-d...

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