30.07.2008

Colloque Maladies Chroniques Evolutive

colloque.pngJeudi 27 novembre 2008 en Aquitaine.
Colloque sur le projet Maladies Chroniques Evolutives : Pluridisciplinarité et Maintien dans l'Emploi.

Les résultats issus de quatre années de collaboration seront présentés, ainsi que les nouvelles perspectives régionales et européennes.

Les fiches d'inscription et le programme de la journée seront
bientôt disponibles sur le site.



28.07.2008

Le travail (Article Agora vox)

Les anciens croyaient naïvement en une société d’opulence, rendue possible par les avancées de la science, libérant ainsi les hommes de la punition divine que constituait le travail.
Ils rêvaient d’un monde où toutes les tâches pénibles seraient réalisées sans difficulté, en accordant à l’homme le loisir de se préoccuper de lui-même.

Force est de constater que ce monde n’existe pas, et sans doute n’existera jamais : aujourd’hui la valeur « travail » est devenue la réalisation d’un être humain, qui n’a désormais comme alternatives que ce travail, ou la mort.

Le monde dans lequel nous vivons actuellement n’est tourné que vers cette valeur, à travers laquelle s’exprime toute l’essence de l’homme, en même temps que la contradiction qui fait son essence : travailler pour gagner de l’argent, pour vivre sans travailler. Mais la mort arrive souvent avant de profiter. Plus on a de temps, moins on fait d’argent. Plus on fait d’argent, moins on a de temps.

L’essentiel est de continuer à gagner assez d’argent pour acheter du temps, ce temps que l’on donne pour gagner cet argent.

Que vont devenir tous ces gens qui perdent depuis quelques mois leurs emplois ? par centaines, par milliers, ce qu’on appelle « la crise » les met à la porte. Pas de travail, pas d’argent. On pourra truquer les chiffres encore quelque temps, mais arrivera bien un moment où tous ces gens se trouveront dans la rue, à crier famine. La faute à la mondialisation ? La belle affaire… qui va payer le RMI de tous ces pauvres qui ne payent plus d’impôts ? Il faut quand même bien faire quelque chose ! Privatisons donc la santé, l’école et tous les autres services publics… Ça ne suffit pas ? Et si nous imposions aux pauvres l’obligation d’accepter n’importe quel emploi, ne serait-ce pas une bonne idée ? Avec tous les étrangers que nous refoulons, il y a bien des emplois à pourvoir dans le bâtiment, le ménage, le service ou les ordures… Ceux qui ont voté voulaient les mettre dehors, il faut bien les remplacer !

Oui, ce sont des métiers difficiles, bien sûr, mais même les cadres travailleront plus. Enfin ils auront droit de le faire. Peut-être… Mais attention, l’amendement sur les cadres et du nombre de jours en plus qu’ils sont susceptibles de travailler est un leurre envoyé au peuple : d’une part pour que l’on considère le gouvernement comme équitable, et de l’autre pour qu’on oublie que la loi dans son ensemble supprime la notion même de durée légale de travail.

Ce qui est positif, c’est qu’au bout d’un moment nous aurons tous un travail, sans avoir besoin de devenir des délocalisés, des immigrés de la mondialisation. Nous cotiserons tous à nouveau pour un nouveau service public centralisé, et peut-être même nos tickets de rationnement, tout cela rendu possible par les merveilleuses avancées technologiques tant désirées par nos aînés : dossier médical informatisé, nourriture génétiquement modifiée, déplacement sécurisés, surveillance globalisée, et nous n’aurons même plus besoin de poches pour les tickets, ni même de pickpockets : tout sera dans notre bras, à l’intérieur d’une jolie puce électronique reliée au monde par le satellite. Le voilà le monde de demain.

En revanche, nous ne pourrons ni choisir notre alimentation ni notre lieu d’habitation et encore moins notre emploi.

Mais il faut bien faire quelques sacrifices pour le bien de l’humanité… Non ?

Retrouver cet article et ces commentaires sur : AGORA VOX

24.07.2008

Une meilleure formation des managers et des ingénieurs de la santé au travail

Le Professeur William Dab a remis à Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et à Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche son rapport sur « la formation des futurs managers et ingénieurs en santé au travail » le 7 juillet 2008.

Cette mission de réflexion avait été confiée au professeur William Dab à la suite de la conférence sociale sur les conditions de travail du 4 octobre 2007. Elle découle d'un constat partagé par les partenaires sociaux, les préventeurs et les pouvoirs publics : les managers et les ingénieurs en France ne sont pas suffisamment formés à la santé et à la sécurité au travail.

Le rapport du Pr Dab a pour objectif la mise en place d'un référentiel commun de compétences sur la santé et la sécurité au travail. 5 millions de personnes en France pourraient être concernés par ce référentiel qui pourrait être intégré à la formation des grandes écoles (d'ingénieurs, de commerce) et des universités.

Source : http://www.metier-securite.fr/TPL_CODE/TPL_NWL_ART_FICHE/...

23.07.2008

Un sondage sur la qualité de vie au travail

Sondage 2008 : les parcours professionnels des salariés

La Semaine pour la qualité de vie au travail est lancée traditionnellement par un sondage national - baromètre du ressenti des Français sur leurs conditions de travail et leurs aspirations en la matière. Deux questions de baromètres sont également posées chaque année.

Les principaux enseignements du sondage :

La mobilité professionnelle : une réalité pour tous

Passer sa vie professionnelle dans la même entreprise, c'est terminé et les salariés l'ont compris. Ils semblent en effet déjà avoir, pour une large partie d'entre eux - et davantage encore chez les trentenaires et quadragénaires - changé de métier et plusieurs fois d'employeurs.
61% des salariés ont changé de métier
Ils ont eu en moyenne 4,2 employeurs

Désir de progression...

L'étude met aujourd'hui en évidence un point crucial : les salariés manifestent un désir d'évolution dans leur vie professionnelle, en particulier les hommes de 30 ans des grandes entreprises. Leurs principales motivations : un meilleur salaire pour 56% et un manque de perspectives au poste qu'ils occupent pour 21%.

... mais une vie personnelle à concilier

Les salariés français apparaissent en outre partagés entre deux choix de vie de façon presque égale : équilibrer vie privée et vie professionnelle (61%), légèrement prioritaire, d'un côté et de l'autre, progresser, par la prise de responsabilités plus lourdes (57%).

La formation ... succès d'estime

La formation est un moyen connu pour évoluer. Les salariés se disent même prêts à lui consacrer du temps personnel (80%). La formation, tout au long de sa vie, est plébiscitée. Les dispositifs comme le droit individuel à la formation (DIF), le bilan de compétences ou encore la validation des acquis de l'expérience (VAE) jouissent d'une bonne notoriété.
Il s'agit pour eux de développer son « capital compétences » pour se maintenir dans l'emploi, voire changer de métier. Dans ce cadre, la faible utilisation des dispositifs prévus à cet effet (DIF, CIF...) pose question.

60 à 70% des salariés connaissent les dispositifs : DIF, CIF, VAE, bilan compétences
70 à 90 % des salariés ne les utilisent pas

Des déclinaisons régionales et par cible

Cette année, plusieurs déclinaisons de ce sondage seront disponibles. Ces déclinaisons ont été réalisées avec TNS Sofres.

Plusieurs ARACT ont choisi de faire une déclinaison régionale de l'étude nationale en reprenant l'ensemble du questionnaire et en l'administrant en région :
- Aquitaine
- Haute-Normandie
- Languedoc-Roussillon
- Nord-Pas-de-Calais
- Pays-de-la-Loire
- Poitou-Charentes

L'AFPA s'est associée à l'ANACT en conduisant auprès des dirigeants d'entreprise et DRH une étude miroir, avec la reprise de plusieurs questions du questionnaire ANACT, avec des formulations adaptées à la cible.

Les dessous du sondage

Sur le volet Salariés réalisé par le Réseau ANACT, 818 interviews par téléphone à domicile ont été réalisées. L'échantillon est représentatif des salariés actifs occupés de 18 ans et plus (quotas de sexe, âge et catégorie socioprofessionnelle de l'interviewé), après stratification géographique (régions et catégories d'agglomération). Les interviews ont été réalisées entre le 28 et le 2 février 2008.

Pour le volet Dirigeants, réalisé par l'AFPA, 150 interviews par téléphone en entreprise ont été réalisées. L'échantillon est représentatif du marché du travail (nombre de salariés par secteurs d'activités et par taille d'entreprise) selon les statistiques des entreprises de ces secteurs. Les interviews ont été réalisées du 10 au 24 avril 2008.

Source: http://www.tessolidaire.com/PAR_TPL_IDENTIFIANT/349/TPL_C...

21.07.2008

Travailler avec un cancer du sein

cancerSein6.jpgLes Dr Nathalie Broessel, CHU de Strasbourg( 57), Catherine Doutrellot-Philippon, CHU d’Amiens(80), Didier Galesne, SISTM (50), Lucette Mignien, AMEST (59), Claude Morgand, CMIE Paris( 75), François Rossignol, EDF-GDF (75) membres de Cinergie, ont réalisé ce dossier …

Le cancer du sein très rare avant 30 ans, est le cancer le plus fréquent chez la femme. Dans les tranches d’âges concernées par le travail, c’est entre 50 et 55 ans que l’incidence est la plus élevée

En savoir plus

Télécharger le dossier

18.07.2008

L’UFC-Que Choisir publie une enquête sur l’application de la Convention AERAS.

Les résultats sont jugés décevants.
aeras_sis.jpg
La Convention AERAS*, signée le 6 juillet 2006, devait favoriser l’accès au crédit pour les personnes présentant un risque aggravé de santé, notamment les séropositifs.

L’association de consommateurs UFC-Que Choisir a réalisé une enquête auprès de 625 agences bancaires et une cinquantaine de personnes directement concernées pour aboutir à un constat mitigé : les engagements pris restent théoriques :

- les banques et les assurances évoquent rarement la Convention AERAS et peu de chargés de clientèle en connaissent l’existence ;

- la stricte confidentialité des données portant sur l’état de santé des personnes n’est pas respectée ;

- les emprunteurs doivent trouver une assurance individuelle dans l’urgence.

La Fédération bancaire française (FBF) rétorque que la convention AERAS a permis de « réelles avancées » et que les efforts d’information réalisés ont payé puisque 7 200 dossiers ont été reçus par un pool dédié aux risques aggravés en 2007, soit autant qu’entre 2001 et 2006.

L’étude menée par UFC-Que choisir corrobore les éléments recueillis par Sida Info Service, notamment à partir des appels reçus sur les deux lignes d'information juridique Sida Info Droit et Droits des Malades Info. Sida Info Service constate en effet les limites – prévisibles – de la convention AERAS :

- la Convention en tant que telle n'a pas de valeur juridique, c'est une déclaration d’intention soumise à la bonne volonté des protagonistes, à savoir les banques et les assureurs ;

- il est très difficile d'invoquer d'emblée la Convention puisque cela reviendrait alors à informer le banquier d'un risque de santé aggravé, alors que la banque n’est pas censée recueillir des informations concernant l’état de santé ;

- les banques n’acceptent pas facilement les délégations d'assurance. Lorsqu'un client veut faire assurer son prêt grâce à un autre assureur que l'assureur avec lequel la banque a conclu un contrat de groupe, il arrive fréquemment que le conseiller de la banque fasse barrage et n'examine tout simplement pas la demande du client ;

- les situations sont en réalité très variées : de nombreuses personnes n'entrant pas dans les critères de la Convention se voient proposer des solutions tout à fait convenables alors que d'autres entrant dans le champ de la Convention ne trouvent aucune solution : les assureurs et les banques appliquent leurs propres règles, répondant à une logique de pure assurabilité ou de possibilité financière, totalement déconnectée de ce que la Convention prévoit.

Malgré « l’échec » de la Convention, un nombre croissant de personnes présentant un risque aggravé de santé trouvent des solutions d’assurance, en raison du fait que de nombreux assureurs ont compris que le marché du risque aggravé était très rentable et en pleine expansion (compte tenu du vieillissement de la population et des progrès en matière de diagnostic de nombreuses pathologies). C’est malheureusement au prix de tarifs élevés et d’obstacles - qui découragent parfois les emprunteurs - que beaucoup de personnes présentant un risque aggravé finissent par obtenir un emprunt, mais on peut imaginer que les solutions vont se diversifier à l’avenir.

*S’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé

L'enquête sur le site de l’UFC-Que Choisir

17.07.2008

blog de la HALDE

Dans le cadre de la priorité éducation en 2008, la HALDE sensibilise les jeunes à la lutte contre les discrimination. Un blog "ouvert à tous" est mis en ligne le 15 juillet sur le réseau social “Skyrock”. Il propose des articles, des vidéos, des sondages et la possiblité de poster des commentaires sur son expérience. Une vignette téléchargeable permet aux bloggeurs d’afficher leur engagement sur leur propre blog.
Voir le blog : http://ouvertatous.skyrock.com/

16.07.2008

Le cancer : la barre des 60% de guérison a été franchie !

Lors du congrès d'Eurocancer, le Pr Michel Boiron a dressé un bilan des progrès réels de la recherche sur le cancer et de l'impact sur la prise en charge de la maladie cancéreuse : en 20 ans, les avancées ont été extraordinaires et se sont accompagnées d'une formidable hausse des survies et des guérisons.

En cancérologie, les défis sont relevés

Eurocancer (congrès professionnel de cancérologie présentant les avancées scientifiques, les progrès médicaux et les modifications profondes de la pratique de la cancérologie) a dépassé ses 20 années d'existence, moment idéal pour faire le point sur les progrès accomplis dans le domaine de la cancérologie au cours des deux dernières décennies.

Comme le souligne le Pr Michel Boiron, la lutte contre le cancer impose de relever 2 défis majeurs : un défi médical avec 300.000 nouveaux cas de cancer par an en France et 130.000 décès, et un défi scientifique puisque ' nous ne savons toujours pas comment une cellule normale devient cancéreuse '. Et pourtant, les survies et les guérisons ont dépassé récemment la barre des 50% et atteint celle des 60% en 2007. C'est ainsi qu'il y a dans notre pays quelque 2 millions de patients guéris, des héros ordinaires victorieux sur la maladie cancéreuse.


Les progrès en cancérologie sont concrets

Comment cet exploit a-t-il été possible ? Grâce aux innovations biomédicales, dont les retombées sont très concrètes :

Cancer du sein : il y a 20 ans, 20% des petites tumeurs étaient détectées, avec un taux de guérison de 70%. Aujourd'hui, ce sont 70% des petites tumeurs qui sont dépistées par mammographie-échographie avec 90% de guérison.
cancer du col de l'utérus : Ce cancer est difficile à traiter et s'accompagne de 50% de mortalité. Aujourd'hui, avec la vaccination contre les papillomavirus, il devrait être possible de contrôler la survenue de ce cancer.
La leucémie myéloïde chronique : il y a 20 ans, la survie moyenne était de 4 ans. Aujourd'hui avec la mise au point d'un médicament, le Glivec, la survie atteint 90% à 5 ans.
Le cancer du rein avec métastases : il y a 5 ans, les patients mouraient dans les 18 mois. Désormais, avec les thérapeutiques ciblées, la survie est prolongée dans plus de 40% des cas.

Plus que jamais, le dépistage des cancers est essentiel

De nombreuses nouvelles avancées sont encore attendues dans un avenir très proche. D'une façon générale, de telles constatations doivent nous encourager à miser sur les dépistages, qu'ils soient individuels, organisés ou ciblés (en cas de facteurs de risques spécifiques). Car rappelons-le, le traitement des cancers est d'autant plus efficace que la tumeur est détectée précocement…

Source: http://www.e-sante.fr/cancer-cancer-barre-guerison-franch...

11.07.2008

Les handicapés ne doivent plus être exclus de la vie sociale

Voici un article bien dans l'esprit de ce blog...

 

L'insertion des personnes handicapées dans la cité exige que tous les lieux de la vie sociale et privée puissent être accessibles à chacun, quel que soit son handicap, que celui-ci soit de naissance, lié à un accident, à une maladie ou à la vieillesse, qu'il soit physique ou psychique, temporaire ou provisoire. C'est là l'enjeu de la loi du 11 janvier 2005 « relative à l'égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées ».

Une loi ambitieuse

Ce texte est la troisième grande loi votée en France en faveur des personnes handicapées. La première date de 1975, la seconde, essentiellement consacrée à la question de l'insertion professionnelle, date de 1987. Avec celle de 2005, le législateur est allé beaucoup plus loin, élargissant explicitement la zone d'application des mesures, consacrant la notion de « chaîne du déplacement » et instituant un calendrier rigoureux d'application. 

La cité et la citoyenneté accessibles à tous

Longtemps, la notion d'accessibilité s'est réduite à la vision du plan incliné pour faire passer un fauteuil roulant... Image qui reflétait l'approche étroite du handicap en termes physiques aussi bien pour le handicap lui-même (les personnes qui ne peuvent pas marcher) qu'en termes de déplacement (rentrer ou sortir d'un bâtiment). La loi de 2005 rompt avec cette image en élargissant l'application de l'accessibilité à toute la vie sociale. La participation et la citoyenneté, objets de la loi, touchent de fait tous les domaines. Du sous-titrage des programmes télévisés jusqu'à la mise en place de procédures de vote adaptées aux handicapés pour les élections, la loi ne laisse guère d'espaces en dehors de son projet. La vie associative est donc directement concernée : n'est-elle pas, pour reprendre le titre même de la loi, un des lieux les plus forts de la « participation » et de la « citoyenneté » ?  

Les bâtiments 

 

Néanmoins, une grande partie des mesures édictées par la loi concerne le bâti, et tout particulièrement les ERP : Etablissements Recevant du Public. Définis par l'article R123-2 du Code de la construction et de l'habitation, les ERP désignent tous les bâtiments et locaux qui accueillent des personnes, à titre gratuit ou payant, pour des réunions ouvertes ou sur invitation. Ainsi, l'assemblée générale d'une association (gratuite et réservée à ses membres) organisée dans une salle de la mairie ou dans le local associatif est concernée. La loi oblige depuis le 1er janvier 2007 que tout nouvel ERP soit construit en respectant les règles d'accessibilité qu'elle a édictées. Pour ceux existants déjà (il y en a environ un million en France), ils ont jusqu'au 1er janvier 2015 pour se mettre en conformité. Sur ce point, la loi est très précise et exige des aménagements présentant une « qualité d'usage » équivalente. Ainsi, rendre accessible l'entrée d'une salle des fêtes, en installant un plan incliné en arrière de la salle par une entrée de service n'est pas considérée comme valable : la personne handicapée doit pouvoir rentrer par la porte principale... comme tout le monde ! A noter que cette exigence se pose aussi pour ce qu'on appelle les IOP (Installations Ouvertes au Public) que sont les espaces privés ou publics qui desservent les ERP : jardins, chemins, parties non bâties des terrains de camping, téléphones ou toilettes publiques... 

La chaîne du déplacement

La loi ne s'arrête pas à rendre les bâtiments accessibles indépendamment les uns des autres. C'est pourquoi elle a mis en place la notion de chaîne du déplacement. Son article 45 définit ainsi son objectif : « La chaîne du déplacement, qui comprend le cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transport et leur intermodalité, est organisée pour permettre son accessibilité dans sa totalité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. » Pour résumer, en dehors du métro mis délibérément à part par la loi, tous les modes de transport sont concernés ! Là encore la date butoir du 1er janvier 2015 a été fixée pour rendre opérationnelle la mise aux normes des transports collectifs. D'ici là, ceux-ci devaient théoriquement mettre en place au 12 février 2008 des transports de substitution là où l'accessibilité n'est pas réalisable et, toujours à la même date, des procédures de dépôts de plainte en cas de non respect de l'accessibilité.

Objectif 2015

On le voit, rarement une loi n'aura été aussi volontariste dans ce domaine. Les associations d'handicapés, qui ont beaucoup bataillé pour inscrire dans les textes l'accessibilité, n'en ont pas fini pour autant. Du texte, il faut passer aux actes et les échéances imposées par la loi obligent à faire très vite : 2015, c'est presque demain.

  Loi n°2005-102 du 11 février 2005 

 Article R123-2 du Code de la construction et de l'habitation


SOURCE: http://www.associatis.com/asp/ass_modele1.aspx?mc=103&... 

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