24.03.2009

Les grandes orientations du nouveau plan cancer

Roselyne Bachelot-Narquin a précisé les grandes orientations du nouveau plan cancer. Suite aux carences du plan cancer 2003-2007 mises en évidence par la Cour des comptes en juin 2008, le Professeur Grünfeld avait été chargé de mettre au point des recommandations pour le prochain plan ; il a remis ses conclusions fin février.
La ministre de la Santé a insisté sur la question humaine qui doit être au cœur de la chaîne de soins. Ainsi, la prise en charge du patient doit être globale, le médecin traitant devant devenir un élément pivot du système de soins, ayant un rôle au moment de la maladie mais aussi après la guérison.
Un bilan social devrait être systématisé lors de l’annonce de la maladie mais aussi en fin de traitement.
Au-delà de la dimension médicale, la prise en charge doit intégrer les dimensions sociale et psychologique de la maladie. Une meilleure articulation entre médecine de ville et l’hôpital, ainsi que le développement de l’éducation thérapeutique participant au maintien des malades à domicile, sont aussi préconisés.
Enfin, la réduction des inégalités socio-économiques et géographiques et la garantie d’un accès égal à la prévention et au dépistage sont nécessaires. Les inégalités sociales de santé et d’accès aux soins étaient épinglées comme le point faible du plan cancer 2003-2007, par le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), dans son rapport d’évaluation, remis en février. Egalement pointée du doigt par le rapport du HCSP, une plus grande attention sera portée à l’évaluation en continu du nouveau plan cancer.

Actualité Ministère de la santé, 13 mars 2009 (Discours): http://www.sante-sports.gouv.fr/actualite-presse/presse-s...
Actualité Inca : http://www.e-cancer.fr/Institut-National-Cancer/Actualite...

 

10.03.2009

Plan cancer: le Pr Grünfeld remet ses recommandations à Nicolas Sarkozy

Article Le Point par Anne Jeanblanc 

Le Pr Jean-Pierre Grünfeld a remis vendredi à Nicolas Sarkozy ses propositions pour donner un "nouvel élan" à la lutte contre le cancer, après les critiques formulées par la Cour des comptes et le Haut conseil de la santé publique contre le plan 2003-2007.

Le Pr Jean-Pierre Grünfeld a remis vendredi à Nicolas Sarkozy ses propositions pour donner un "nouvel élan" à la lutte contre le cancer, après les critiques formulées par la Cour des comptes et le Haut conseil de la santé publique contre le plan 2003-2007.

Ces recommandations visent à "soutenir la recherche", "lutter contre les inégalités" face à la maladie, à améliorer "la coordination des soins" et à renforcer le suivi des malades après leur traitement sur la période 2009-2013, a détaillé le Pr Grünfeld à l'issue de son entretien.

"Nous voulons soutenir la recherche, de ses aspects les plus fondamentaux à ses aspects les plus appliqués, et progressivement corriger les inégalités de santé face au cancer, car nous savons qu'elles existent en France tout spécialement pour les hommes", a-t-il précisé.

"Il s'agit également de faire un effort sur coordination des soins (...) en remettant le médecin généraliste au centre du suivi des patients", a poursuivi le néphrologue.

"Enfin, nous souhaitons un effort sur le +vivre après le cancer+, qui a été un peu laissé de côté dans le précédent plan. Beaucoup de patients nous ont dit qu'après la phase aiguë du traitement, ils avaient de la peine pour retrouver des repères, corriger les handicaps créés par les traitements et la réinsertion professionnelle", a-t-il conclu.

Le Pr Grünfeld a précisé qu'aucune date n'avait été fixée pour le lancement du prolongement du plan cancer et que le montant du budget qui pourrait être consacré par l'Etat n'avait pas encore été arrêté.

Dans un communiqué, Nicolas Sarkozy a "salué la grande qualité" de son travail et s'est déclaré prêt "pour donner, sur ses bases, une nouvelle impulsion à la lutte contre le cancer".

Si elle en avait loué le "caractère novateur", la Cour des comptes avait déploré en juin dernier les "carences" et les "défaillances" du plan cancer 2003-2007, un des grands chantiers de Jacques Chirac, relevant qu'un tiers seulement de ses 70 mesures avaient été réalisées.