11.07.2008

Les handicapés ne doivent plus être exclus de la vie sociale

Voici un article bien dans l'esprit de ce blog...

 

L'insertion des personnes handicapées dans la cité exige que tous les lieux de la vie sociale et privée puissent être accessibles à chacun, quel que soit son handicap, que celui-ci soit de naissance, lié à un accident, à une maladie ou à la vieillesse, qu'il soit physique ou psychique, temporaire ou provisoire. C'est là l'enjeu de la loi du 11 janvier 2005 « relative à l'égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées ».

Une loi ambitieuse

Ce texte est la troisième grande loi votée en France en faveur des personnes handicapées. La première date de 1975, la seconde, essentiellement consacrée à la question de l'insertion professionnelle, date de 1987. Avec celle de 2005, le législateur est allé beaucoup plus loin, élargissant explicitement la zone d'application des mesures, consacrant la notion de « chaîne du déplacement » et instituant un calendrier rigoureux d'application. 

La cité et la citoyenneté accessibles à tous

Longtemps, la notion d'accessibilité s'est réduite à la vision du plan incliné pour faire passer un fauteuil roulant... Image qui reflétait l'approche étroite du handicap en termes physiques aussi bien pour le handicap lui-même (les personnes qui ne peuvent pas marcher) qu'en termes de déplacement (rentrer ou sortir d'un bâtiment). La loi de 2005 rompt avec cette image en élargissant l'application de l'accessibilité à toute la vie sociale. La participation et la citoyenneté, objets de la loi, touchent de fait tous les domaines. Du sous-titrage des programmes télévisés jusqu'à la mise en place de procédures de vote adaptées aux handicapés pour les élections, la loi ne laisse guère d'espaces en dehors de son projet. La vie associative est donc directement concernée : n'est-elle pas, pour reprendre le titre même de la loi, un des lieux les plus forts de la « participation » et de la « citoyenneté » ?  

Les bâtiments 

 

Néanmoins, une grande partie des mesures édictées par la loi concerne le bâti, et tout particulièrement les ERP : Etablissements Recevant du Public. Définis par l'article R123-2 du Code de la construction et de l'habitation, les ERP désignent tous les bâtiments et locaux qui accueillent des personnes, à titre gratuit ou payant, pour des réunions ouvertes ou sur invitation. Ainsi, l'assemblée générale d'une association (gratuite et réservée à ses membres) organisée dans une salle de la mairie ou dans le local associatif est concernée. La loi oblige depuis le 1er janvier 2007 que tout nouvel ERP soit construit en respectant les règles d'accessibilité qu'elle a édictées. Pour ceux existants déjà (il y en a environ un million en France), ils ont jusqu'au 1er janvier 2015 pour se mettre en conformité. Sur ce point, la loi est très précise et exige des aménagements présentant une « qualité d'usage » équivalente. Ainsi, rendre accessible l'entrée d'une salle des fêtes, en installant un plan incliné en arrière de la salle par une entrée de service n'est pas considérée comme valable : la personne handicapée doit pouvoir rentrer par la porte principale... comme tout le monde ! A noter que cette exigence se pose aussi pour ce qu'on appelle les IOP (Installations Ouvertes au Public) que sont les espaces privés ou publics qui desservent les ERP : jardins, chemins, parties non bâties des terrains de camping, téléphones ou toilettes publiques... 

La chaîne du déplacement

La loi ne s'arrête pas à rendre les bâtiments accessibles indépendamment les uns des autres. C'est pourquoi elle a mis en place la notion de chaîne du déplacement. Son article 45 définit ainsi son objectif : « La chaîne du déplacement, qui comprend le cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics, les systèmes de transport et leur intermodalité, est organisée pour permettre son accessibilité dans sa totalité aux personnes handicapées ou à mobilité réduite. » Pour résumer, en dehors du métro mis délibérément à part par la loi, tous les modes de transport sont concernés ! Là encore la date butoir du 1er janvier 2015 a été fixée pour rendre opérationnelle la mise aux normes des transports collectifs. D'ici là, ceux-ci devaient théoriquement mettre en place au 12 février 2008 des transports de substitution là où l'accessibilité n'est pas réalisable et, toujours à la même date, des procédures de dépôts de plainte en cas de non respect de l'accessibilité.

Objectif 2015

On le voit, rarement une loi n'aura été aussi volontariste dans ce domaine. Les associations d'handicapés, qui ont beaucoup bataillé pour inscrire dans les textes l'accessibilité, n'en ont pas fini pour autant. Du texte, il faut passer aux actes et les échéances imposées par la loi obligent à faire très vite : 2015, c'est presque demain.

  Loi n°2005-102 du 11 février 2005 

 Article R123-2 du Code de la construction et de l'habitation


SOURCE: http://www.associatis.com/asp/ass_modele1.aspx?mc=103&... 

05.06.2008

Handicap: "Ni pauvre, ni soumis" à la Sorbonne pour "un revenu décent"

Les responsables du collectif d'associations liées au handicap, "Ni pauvre, ni soumis", se sont rassemblés jeudi (aujourd'hui) place de la Sorbonne, à Paris, pour interpeller le gouvernement sur la nécessité "d'un revenu décent" pour les handicapés qui ne peuvent pas travailler.
"C'est une piqûre de rappel avant la conférence nationale du handicap du 10 juin, et deux mois jour pour jour après la manifestation du 29 mars", a affirmé à l'AFP Jean-Marie Barbier, président de l'Association des paralysés de France (APF). Quelque 35.000 personnes selon les organisations, 16.500 selon la police, avaient manifesté le 29 mars pour réclamer une allocation adulte handicapé (AAH) au niveau du SMIC brut pour les personnes incapables de travailler en raison de leur handicap ou de leur maladie invalidante. Ce revenu "doit être indépendant des ressources du conjoint", précisent les associations, qui jugent "inacceptable qu'une personne handicapée doive se contenter de vivre aux crochets de son conjoint puisque ce sont les ressources du couple qui sont pris en compte pour l'AAH", souligne Arnaud de Broca (Fnath). Actuellement quelque 810.000 handicapés vivent avec les 628,10 euros de l'AAH, "largement sous le seuil de pauvreté" (817 euros par mois pour une personne seule), rappellent les manifestants. Parmi eux, 265.000 pourraient travailler, puisqu'ils sont reconnus aptes au travail, mais ne trouvent pas d'emploi. Autour d'un tas de pavés, sous les banderoles "handicap, maladie = pauvreté", ou "un revenu décent maintenant", une soixantaine de personnes handicapées en fauteuil roulant ou accompagnées de chiens d'aveugles ont distribué tracts et pétitions à faire signer aux passants. La conférence nationale du handicap qui se tiendra le 10 juin et sera présidée par Nicolas Sarkozy traitera du problème de l'emploi et des ressources des handicapés.
AFP

19.05.2008

Lutte contre les discrimination - Brochure belges

S'inscrivant dans la problématique de la lutte contre la discrimination, cette brochure esquisse tout d'abord les grandes lignes des politiques et mesures visant à favoriser l'insertion professionnelle des travailleurs handicapés

Elle explique ensuite la portée de la notion d' «aménagements raisonnables» et fournit des pistes de mise en œuvre au moyen de nombreux exemples concrets. Elle évoque également les dispositifs d'aide auxquels les employeurs peuvent recourir pour réaliser ces aménagements et rappelle les actions rendues possibles par la législation de lutte contre la discrimination. Cette brochure a été réalisée à l'initiative de la Conférence interministérielle en faveur des personnes handicapées.

Public cible: employeurs et responsables d'entreprises
Brochure: 2005, 15 x 21 cm, 44 pages (D/2005/1205/18)

 Retourver la brochure

Source : www.emploi.belgique.be

08.05.2008

journée d'information à Lyon pour les employeurs...

Voici initiative intéressante qui permettra peut-être de facilité l'embauche de personnes handicapées. N'hésitez pas à nous faire part de initiatives locales, nationales ou internationales dont vous avez connaissance...

Les entreprises du bassin yonnais sont conviées à participer à une journée d'information, le 15 mai, à la Chambre de commerce et d'industrie autour de la question du handicap.

 

La journée du 15 mai, déclinée en ateliers a pour objectif d'informer les employeurs sur leurs obligations en matière de travailleurs handicapés, « après les changements induits par la loi handicap de 2005 », précise Armand Papin, président de Phare 85.

Plus d'info...

 

05.05.2008

travail à domicile et handicap

Sous certaines conditions spécifiques de protection sociale et psychologique, les modes d'organisation utilisant une forme de télétravail (nomade, coopératif ou à domicile) peuvent constituer une alternative intéressante pour faciliter l'insertion ou le reclassement de personnes handicapées dans un collectif de travail.

Dans le cas de telles expérimentations, l'équipe projet, aussi bien les managers que des "experts" (médecin de prévention, assistants sociaux, etc.) veilleront particulièrement à l'aménagement du poste de travail limitant les risques pour la santé physique et psychologique du travailleur .

Un suivi régulier permettra de vérifier que des conditions optimales d'organisation permettent de renforcer le sentiment d'appartenance au groupe de travail et de reconnaissance de la contribution de chacun.

Quelques sites Web spécifiques :

 http://www.baum.fr
Site de fabricant/distributeur d'aides techniques. Très riche en liens sur la question du handicap.

http://www.handiweb.com
Site d'information sur l'insertion professionnelle des travailleurs handicapés.

http://www.handimag.com Magazine en ligne destiné aux personnes souffrant d'un handicap physique ou sensoriel. Articles, forum du handicap, petites annonces, renseignements techniques, droit du handicap, etc.

http://www.reagis.com Site web consacré au handicap et à l'exclusion en général, avec en particulier un bon dossier sur le télétravail.

http://www.aftt.asso.fr/spip.php?article8

Association française du Télétravail et des Téléactivités AFTT : http://www.aftt.asso.fr

Source : http://www.blog.adminet.fr/travail-a-domicile-et-handicap...

14.04.2008

Mon CV doit-il annoncer mon handicap ?

La France 5 emploi se pose cette question primordiale et donne des réponses d'un point de vue légales mais également stratégique.

Article ci-dessous ou en ligne sur le site de FRANCE5

 Etape difficile : la première embauche. Les travailleurs handicapés qui bénéficient déjà d'une expérience professionnelle séduisent assez facilement un nouvel employeur. Ils ont prouvé leur efficacité. Par contre, les jeunes personnes handicapées qui se lancent sur le marché du travail doivent convaincre et résoudre différents problèmes. Avec qui, quand et comment évoquer son statut de travailleur handicapé ? Sur le CV ? Lors de l'entretien d'embauche ? Cela dépend en partie du handicap, du poste envisagé et des interlocuteurs.

Ce que dit la loi. Les textes sont clairs : le candidat à l'emploi ne peut faire l'objet d'un refus d'embauche de la part de l'employeur en raison de son état de santé ou de son handicap (loi du 12 juillet 1990). En théorie, un recruteur ne peut donc invoquer le handicap pour refuser un poste. Il ne peut pas non plus prétendre que l'état du candidat l'empêchera de bien faire son job : ce n'est pas à lui d'en juger. Le médecin du travail est le seul à pouvoir se prononcer sur l'aptitude au travail grâce à l'examen médical d'embauche (article R. 241-48 du code du travail). Cet examen a pour but de vérifier si le salarié n'est pas atteint d'une affection dangereuse pour les autres salariés et de s'assurer que le salarié est médicalement apte au poste de travail auquel le chef d'établissement envisage de l'affecter.

Annoncer son handicap : quelle stratégie ? La théorie a ses limites et les discriminations existent. Voilà pourquoi certains considèrent que le CV ne doit pas mentionner le handicap. Objectif : arriver jusqu'à l'entretien d'embauche. Là, il est possible de poser des questions pratiques et d'évoquer, si nécessaire, la nature de son handicap. C'est le moment de proposer des solutions envisageables, telles que les aides à l'aménagement du poste. On peut aussi choisir, une fois embauché, de ne se confier qu'au médecin du travail. Seuls les renseignements portés par ses soins sur la fiche d'aptitude seront transmis au responsable. Mais le candidat reste libre de jouer la transparence et de mentionner son handicap sur son CV.

Handicap et CV. Depuis 1987, les entreprises de plus de 20 salariés ont l'obligation d'employer des travailleurs handicapés à hauteur de 6% de leur effectif. Se faire identifier comme tel peut donc porter ses fruits. Mais comment énoncer la nature de son handicap sans risquer l'incompréhension ni se perdre en détails médicaux ? La solution préconisée par plusieurs organisations consiste à suggérer le handicap en inscrivant, si c'est nécessaire, la mention "aménagement de poste" à côté de l'état-civil. Elle peut être suivie de contre-indications : mobilité restreinte, station debout, travail sur écran, allergies...  Ces restrictions sont compréhensibles par chacun. Pour le reste, ce CV reste identique à celui du travailleur valide et contient les mêmes rubriques : expériences, formation, divers...

12.04.2008

handicpa ou maladie invalidante - pauvreté!

Organisme: LDH Ligue des Droits de l'Homme

Des milliers de personnes en situation de handicap condamnées à vivre aujourd'hui sous le seuil de pauvreté

Les droits économiques et sociaux sont inscrits dans le préambule de la constitution depuis 1946.

« Tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler a le droit d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence. »

Des centaines de milliers de personnes en situation de handicap ou atteintes de maladie invalidante, qui ne peuvent pas ou plus travailler, sont condamnées à vivre aujourd'hui sous le seuil de pauvreté.

Rassemblées autour d'une même revendication, elles ont manifesté avec les 95 associations membres du mouvement « Ni pauvre, ni soumis », le 29 mars dernier, pour réclamer un revenu d'existence décent, c'est-à-dire, un revenu personnel égal au montant du smic brut pour les personnes qui ne peuvent pas ou plus travailler.

Cette demande pourtant légitime est restée vaine auprès du gouvernement.

Comme toute personne, les personnes en situation de handicap ont droit à une participation pleine et entière à la vie de la cité.

L'exigence du respect des droits sociaux ne se heurte pas à de prétendues impossibilités financières : elle continue à relever du combat civique pour l'égalité, pour une juste répartition des charges publiques et des prestations sociales.

La Ligue des droits de l'Homme, attachée à défendre et promouvoir l'universalité et l'indivisibilité de tous les droits, rappelle que les droits sociaux sont des droits de l'Homme à part entière. Elle réaffirme son soutien au mouvement « Ni pauvre, ni soumis » et à la poursuite de son combat pour l'obtention d'un revenu d'existence décent.

Plus d'info: 
News Press 11/04/2008 12:25
Ni pauvre ni soumis

09.04.2008

aménagement de poste de travail

Retrouver un artiocle en trois volet qui reprend les grandes lignes de l'aménagement du poste de travail dans une logique de maintien dans l'emploi d'une personne handicapée.
Les différents dispositifs mais également les acteurs y sont brièvement décrit.

http://informations.handica.com/art-emploi-formation-14.0...

02.04.2008

Fiche MDPH

Veuillez trouver une nouvelle fiche vous permettant de comprendre rapidement les Maisons Départementales des Personnes Handicapées mise en place suite à la loi de 2005.

Fiche MDPH

31.03.2008

Enquête sante et handicap

L'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) va effectuer une enquête nationale sur la santé et le handicap. Un membre officiellement accrédité par l'Insee sollicitera des Bonnevillois à l'occasion de cette enquête qui se déroulera du 31 mars au 19 juillet.

L'objectif est de mieux connaître les difficultés rencontrées par les personnes malades ou à mobilité réduite dans leur vie quotidienne.
Les données ainsi collectées permettent de mieux cibler les politiques publiques.
Dans ce cadre, une autre enquête liée aux personnes apportant un soutien auprès des personnes en situation de handicap sera également menée au niveau national.